Les politiciens parlent de l'ESS
Le 23 février dernier, à la salle des Vignerons de la gare CFF de Lausanne s'est déroulée une table ronde avec la participation des représentants des partis politiques vaudois.
Accédez à la galerie de photographie de l'évènement
Agenda 21 et ESS: convergence et complémentarité
L’Agenda 21, est une réflexion globale sur le développement durable, un mouvement qui s’est concrétisé à partir de 1992, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, à Rio de Janeiro, au Brésil.
Cette conférence, visant à définir les contours d’un développement durable à l’échelle planétaire, a réuni 178 nations, y compris la Suisse, et a permis une cohésion et un engagement sur une nouvelle voie.
La déclaration de Rio, un des deux documents clés de la Conférence de Rio, définit 27 principes de base pour un développement durable, alors que l’autre, l’Agenda 21, définit un programme d’actions visant à assurer l’intégration des principes de développement durable, dans l’activité de toutes les activités territoriales.
L’Economie sociale et solidaire, ESS, est un mouvement que l’on retrouve dans de nombreux pays, qui vise à mettre en lumière, des pratiques entrepreneuriales et des comportements de la société civile, prônant un équilibre sain entre l’aspect économique (production de biens et services), l’aspect social, par la recherche de l’utilité collective et la solidarité, où collaboration et partage ont plus de sens et de force que la compétition sauvage et la concurrence acharnée.
L’Agenda 21 et l’ESS sont-elles deux expressions de la même chose, deux mouvements parallèles ? Certainement pas ! Au contraire, il est aisé de percevoir que ces deux mouvements sont complémentaires et convergents, tout en prenant leurs sources à des niveaux totalement différents.

L'agenda 21
L’Agenda 21 en Suisse est un mouvement « descendant », ayant trouvé ses origines à l’international, puis s’étant formalisé au niveau de la Confédération, comme un objectif politique inscrit dans la Constitution fédérale depuis 1999.
La Confédération a ensuite encouragé la collaboration avec les cantons, dont 16 ont déjà progressivement inscrit cette démarche dans leurs objectifs politiques. Puis, pour donner du concret à la directrice « Du global au local », 221 communes suisses, dont 20 vaudoises ont inscrit l’Agenda 21 comme une des principales thématiques de leur gestion.
Sortant ensuite de la sphère des collectivités publiques, l’Agenda 21 arrive ensuite au niveau de la société civile, dans un objectif de gestion participative favorisant son appropriation par toutes et tous.
L'ESS
L’ESS, quant à elle, pourrait mieux être caractérisée comme un mouvement « ascendant », prenant naissance dans la société civile, en une multitude de lieux sur notre planète, simplement mue par une volonté de redessiner une économie saine, humaine et respectueuse, basée sur un ensemble simple de valeurs, pleines de bon sens.
Ce qui est intéressant de constater, est que cette émergence diffuse, s’est ensuite cristallisée dans des dizaines, voire centaines de regroupements locaux, unissant leurs convictions et leurs forces, puis en chambres cantonales (en Suisse) ou régionales (en France). Dans certains pays, la « remontée » a déjà atteint le niveau national et de gros évènements ont déjà eu lieu à l’échelle internationale, par exemple le Forum social mondial de Porto Alegre, en 2002.
En conclusion, la convergence de l’Agenda 21 et de l’ESS parait évidente : la première vient des collectivités publiques en direction de la société civile, alors que la deuxième chemine en sens inverse, prenant ses sources dans la société civile, en direction d’une visibilité internationale. Le principal point de convergence pourrait très bien se situer au niveau communal, exactement à l’interface entre les autorités communales et la population locale.
La complémentarité est forte, non seulement dans ce passage collectivité publique – société civile, mais aussi dans la compréhension courante que la population a de l’un comme de l’autre. En effet, le développement durable est souvent perçu comme une démarche essentiellement environnementale, alors que dans l’ESS, ce sont les mots économie et social qui sont le plus retenus.
Complémentarité et convergence… ce sont deux arguments puissants pour avancer la main dans la main et (re)bâtir ensemble le monde de demain et des générations futures.
Claude Michaud
Yverdon invite l’ESS et fait vivre l’adage «être consomm’acteur c’est un engagement à la portée de chacun »

Le 16 février plus de 50 personnes se sont réunies à Yverdon pour questionner, partager et découvrir l’Economie Sociale et Solidaire par l’entremise d’APRÈS-VD et de 3 structures de l’ « ESS ».
Un grand merci à l'Agenda 21 de la commune d'Yverdon-les-Bains d'avoir organisé cet évènement !
Et si 2012 était l’année de l’économie sociale et solidaire ?
Mme Sandrine Salerno, Conseillère administrative en charge du Département des finances et du logement de la ville de Genève, non seulement pose la question en allusion à la déclaration de l'ONU comme 2012 étant l'année des coopératives, mais y répond par son engagement de longue durée en faveur de l'ESS.
"La Ville de Genève s’engage activement pour l’amélioration de la qualité de vie locale, tout en veillant à ne pas compromettre celle des habitant-e-s d’autres régions du globe, ni celle des générations futures. Cet engagement va de pair avec un soutien en faveur du développement de l’économie sociale et solidaire."
Lisez le billet sur son blog en cliquant ici.
Panorama.ch: Le microcrédit: un instrument méconnu mais bien utile
La revue spécialisée Panorama.ch vient de publier un article caractérisant le microcrédit comme un des outils essentiels de l'économie sociale et solidaire:
"Moyennant un accompagnement attentif, les microcrédits sont un instrument de financement adéquat pour permettre aux personnes motivées de gagner leur indépendance économique, surtout si elles peuvent aussi bénéficier d’une mesure de soutien à l’activité indépendante"
Cliquez ici ou ici pour accéder au texte intégral de l'article.
